31.07.2007

Forum des Démocrates de Seignosse les 13, 14 ,15 et 16 septembre

MESSAGE D'INTERET PUBLIC

Chère Amie,
Cher Ami,

François BAYROU souhaite réunir le plus grand nombre d'adhérents UDF-MoDem lors du Forum des Démocrates de Seignosse les 13, 14 ,15 et 16 septembre prochains.

Tous les militants vont recevoir par mail ou par courrier le bulletin d'inscription ; il sera également disponible en ligne (site : www.forumdesdemocrates.fr ).

Nous vous demandons de bien vouloir mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour une mobilisation optimale de votre fédération en prévoyant notamment une relance départementale de tous vos adhérents dès le 20 août.

François BAYROU clôturera ces journées de travail par une intervention le dimanche 16 septembre en fin de matinée.

Comptant sur votre contribution pour la réussite de notre rentrée politique, nous vous remercions des actions que vous voudrez bien entreprendre pour le succès de ce rendez-vous.

Très cordialement.

Eric AZIERE
Responsable du service des fédérations

 

19.07.2007

François Bayrou dénonce "une américanisation du pouvoir"

Interview de François Bayrou pour www.rue89.com


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François Bayrou dénonce "une américanisation", "une peopolisation du pouvoir", dans un entretien vidéo accordé au site www.rue89.com. "Jamais on a assisté à une telle concentration, une telle personnalisation du pouvoir". "Nicolas Sarkozy cherche une américanisation du pouvoir, une peopolisation du pouvoir". François Bayrou livre également, dans cette interview, son analyse sur la proposition de Jack Lang de supprimer le poste de Premier ministre et défend une nouvelle fois l'idée d'un Parlement autonome qui ne pourra exister que par l'introduction d'une part de proportionnelle significative.


A lire aussi:

Retrouver l'intégralité de l'interview de François Bayrou

16.07.2007

La Bretagne au rendez-vous de l'UDF-MoDem

Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES

Bruz, à quelques kilomètres de Rennes, a accueilli le septième rendez-vous, fixé par François BAYROU à l’adresse des militants UDF-MoDem. Plus de 700 personnes avaient fait le déplacement de tout l’Ouest pour débattre de l’avenir de notre mouvement. Les deux parlementaires d’Ile et Vilaine, le sénateur Philippe NOGRIX, le tout nouveau député Thierry BENOIT et le président national des Jeunes UDF, Jean-Yves de CHAISEMARTIN, étaient présents, aux côtés de nombreux élus locaux.

François BAYROU a tenu à souligner, tout d’abord, les excellents scores réalisés par notre famille politique, dans cette région, avec, à certains endroits, plus de 25% des voix à la présidentielle. La phrase « Comme nous savions que c’était impossible, nous l’avons fait ! », est un bon condensé et résumé de tous les événements heureux qui ont précédé le 22 Avril. Pendant tous ces mois, l’idée de faire travailler ensemble des gens de sensibilités différentes, a séduit. Il ne s’agissait pas, comme le fait Nicolas SARKOZY, de « débaucher mais de rassembler ! ».

Considérant la période actuelle que nous vivons, François BAYROU n’exprime aucun regret quant à ces choix, précisant qu’ « entre un succès arithmétique où l’on sacrifie ses idées et un moment difficile où l’on sauve ses valeurs, il ne doit y avoir aucune hésitation ! ». « Certains parlent de traversée du désert mais ce n’est pas le cas car il y a des dizaines de milliers de français qui se mettent en route, avec nous, pour faire surgir une force politique nouvelle et qui savent précisément ce qu’ils veulent. ». Pour affirmer cela, François BAYROU se base sur le fait qu’il a rencontré, en deux semaines, dans son mini tour de France, entre 5 et 6000 personnes, soit un dixième des adhérents de l’UDF- MoDem. Cela donne une idée précise des attentes, des atouts mais aussi de l’immense tâche qui est devant nous, cette « chance », dont parle notre Président national et qu’ « il ne veut pas laisser passer ! ».

Désormais, les vieilles recettes des partis politiques du passé ne peuvent plus marcher. C’est la raison pour laquelle les statuts du nouveau mouvement doivent assurer à tous de pouvoir trouver une place, en leur garantissant également des espaces pour qu’ils puissent se sentir utiles car « on vient au Mouvement Démocrate, plus pour apporter, que pour recevoir ». « Comment gérer toute cette ressource humaine ? », voilà bien un des défis à relever… Nous devrons également écrire une « charte des valeurs » pour définir très clairement ce à quoi nous croyons et ce que nous refusons. Cela sera d’ailleurs fort utile pour envisager, éventuellement, des alliances lors des prochains scrutins locaux. Enfin, une «  charte d’éthique et de comportement » est indispensable après les blessures profondes et personnelles, ressenties par les militants lorsque des parlementaires changent de cap. La Bretagne a beaucoup donné et souffert de ces agissements, que ce soit en 2002 ou en 2007…

 A propos de cette terre où la démocratie chrétienne a joué un rôle central et dont François BAYROU retrouve actuellement le souffle et l’esprit, il a exprimé le souhait qu’elle soit le fer de lance de ce nouveau mouvement qui devra «  porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens » : c’est la définition de la démocratie qu’a exprimé Marc SANGNIER, en son temps et qui est toujours d’actualité. En écho à la phrase souvent entendue : « la fin justifie les moyens », nous préférons faire nôtre, la maxime de Gandhi : « la fin est dans les moyens, comme l’arbre est dans la graine ! ».

Après l’expression, par François BAYROU, de ces idées résumées précédemment, vînt un long temps de questions/ réponses, avec la salle. Cet échange permit à notre président national de répondre à l’interrogation de ce militant : « jusqu’où,  pourrions nous déployer nos ailes ? ». Cela peut se faire, en fait, avec tous ceux qui savent que les autres chemins PS ou UMP, sont des impasses. Des personnes attachées aux notions de patrie peuvent nous rejoindre, de même que celles qui oeuvrent à une meilleure solidarité dans les banlieues, par exemple. Leurs combats sont légitimes et seront respectés au sein du MoDem. Ils se retrouveront, entre autres, dans l’affirmation que l’argent n’est pas tout, contrairement à ce qu’a affirmé, récemment, la ministre de l’économie qui souhaite le « réhabiliter ». Cela ne correspond pas aux attentes profondes des êtres humains. En fait, pour François BAYROU, « un homme politique doit donner aux autres des raisons de vivre et pas seulement des moyens de vivre ! ».

 Ensuite, des militants ont alerté sur des situations spécifiques de leur fédération, dont celle de la Manche. Cela nous conforte dans l’idée qu’il y a urgence à mettre en place une organisation efficace.

Des sujets d’actualité, enfin, ont été évoqués comme la question de la carte judiciaire, la réforme des universités, la décentralisation, le logement, l’environnement ou l’avenir de l’Europe. Cela a permis à François BAYROU de reprendre les thèmes qu’il a développés lors du « grand jury » de dimanche dernier, largement repris par tous les médias.

En conclusion à cette soirée, nous retiendrons la phrase énergique, véritable cri du cœur, de ce militant de St-Malo, parodie humoristique d’une célèbre phrase historique : « Ni PS, ni UMP, MoDem suis ! »

PROCHAIN COMPTE-RENDU : DERNIERE SOIREE DU MERCREDI 11 JUILLET, A MARSEILLE
   

15.07.2007

François Bayrou à la rencontre des adhérents UDF-MoDem

 

Après la séquence électorale chargée et avant la dispersion des vacances, François Bayrou a souhaité aller à la rencontre des militants UDF-MoDem pour échanger avec eux d’une manière libre et répondre ainsi aux nombreuses questions qui se posent.
François Bayrou a ainsi dialogué avec les adhérents UDF-MoDem d'Ile-de-France (deux réunions se sont tenues à Paris, les 3 et 5 juillet derniers), de la région Centre (à Orléans), Nord-Pas de Calais (Lille), Midi-Pyrénées (Castanet-Tolosan), Rhône-Alpes (Lyon), Bretagne (Rennes) et PACA (Marseille).
Retrouvez l'intégralité des échanges et la synthèse de Gilles Artigues.

13.07.2007

Affluence record à Lyon pour débattre de l'avenir de l'UDF-MoDem avec François Bayrou

Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES


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Les deux amphithéâtres de l’Institut de Sciences Politiques de Lyon étaient trop petits pour accueillir la foule des adhérents UDF-MoDem des régions Rhône-Alpes et Auvergne. En présence de Michel MERCIER, Anne-Marie COMPARINI et Muguette DINI, François BAYROU a donné le meilleur de lui-même pour « parler au cœur » de tous ceux qui espèrent en lui. Il s’est adressé, tout d’abord aux élus locaux, départementaux et régionaux avant de répondre aux questions, toujours d’une profondeur et d’une qualité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.C’est à huis clos que s’est, une nouvelle fois, déroulée cette rencontre pour laquelle, vous trouvez également un résumé en vidéo, sur ce site.

François BAYROU est tout d’abord revenu sur les raisons qui, selon lui, explique l’étonnante campagne présidentielle que nous avons réalisée : nous avons pris conscience, avant tout le monde que les repères « droite/gauche » étaient dépassés. Cela était de même nature que les conflits entre les catholiques et les laïcs, subis pendant de nombreuses années et qui avaient fini par cesser malgré le sentiment porté par beaucoup de l’impossibilité de faire sauter les barrières.Evoquant l’étonnant développement du MoDem, François BAYROU s’est réjoui de l’arrivée massive de personnes qui « voulaient changer le monde », c’est d’ailleurs bien pour cela qu’il a donné sa vie à la politique, rappelant, au passage qu’il avait été à la fondation de trois  autres partis qui avaient ceci en commun de comprendre toujours dans leur nom, le mot « démocrate », ce qui est préférable à « centre » qui ne fait référence qu’à un positionnement alors que ce qui compte, c’est que le citoyen soit bien associé aux choix et que sa réflexion soit tirée vers le haut. C’est d’ailleurs tout le défi de la construction de ce nouveau parti qui nous est lancé : nous devons réunir des personnes qui ont, certes, une histoire différente mais, à coup sûr, un avenir commun.

Nul doute qu’en travaillant ensemble, nous apprendrons à nous connaître et à nous apprécier et ceci, dès les 13,14, 15 et 16 septembre, lors de la tenue des assises de la démocratie mais également à l’occasion du congrès fondateur du MoDem, fin octobre/ début novembre. Nous approuverons ainsi l’écriture des statuts, de la charte des valeurs et de la charte éthique et de comportement, rendue nécessaire après les changements de cap de plusieurs élus, sources de blessures personnelles pour nombre de militants.

Concernant les prochaines élections municipales, François BAYROU a évoqué la possibilité d’établir des contrats locaux, en vue d’éventuelles alliances avec d’autres formations politiques, à condition que cela soit en phase et en cohérence avec notre charte des valeurs.

La première question provenant de la salle permit à François BAYROU d’évoquer sa vieille idée de création d’une « université populaire du MoDem », dans laquelle chacun pourrait suivre un cursus, suivant son niveau et ses centres d’intérêt. De grands spécialistes, proches de notre mouvement, pourraient y enseigner.

Des difficultés propres à certaines fédérations ont été évoquées ; les référents désignés prochainement auront la charge d’y remédier, dans quelques jours.

 A la question de savoir en quoi notre projet se distingue de celui de Nicolas SARKOZY, François BAYROU a parlé de méthode, tout d’abord, car nous proposions des rassemblements et non des ralliements. Nous voulions également nous adresser à ce qui fait la conscience et la responsabilité des citoyens et non en appuyant sur les instincts les plus négatifs. Pour nous, l’argent ne sera jamais la valeur suprême et le but à atteindre est « l’épanouissement, dans chaque femme ou homme de ce qu’il y a de plus humain ».

« La construction européenne semble en panne », a regretté cet adhérent de Haute-Loire qui reconnait venir de droite, « de loin, à droite » et ce qui a motivé sa présence à Lyon, c’est François BAYROU et son message responsable, spécialement pour dénoncer l’arrêt de la lutte énergique contre la dette et les déficits. «  Nos partenaires qui réalisent de gros efforts, ne vont pas accepter que nous levions le pied…leur opposition nationale va les faire réagir, à coups sûrs contre notre laxisme »,prédit notre président national.

La dernière question a porté sur l’ambition : « la charte éthique suffira-t-elle ? ». « Je suis humaniste, pas angélique ! », a répondu François BAYROU qui a reconnu que « l’ambition, si elle ne remplace pas la compétence ou la générosité, n’était pas à exclure. J’espère, en fait, qu’il y aura beaucoup d’ambition pour nous faire gagner et être plus forts. »

PROCHAIN COMPTE-RENDU : REUNION DE RENNES, DU MARDI 10 JUILLET

11.07.2007

Toulouse répond en masse à l'invitation de François Bayrou

Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES


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C'est plus de 600 adhérents UDF-MoDem, qui étaient présents, ce 7 juillet, à Castanet-Tolozan, à quelques kilomètres de Toulouse, par un beau samedi après-midi d’été. Cela prouve, une fois de plus, la grande motivation qui existe dans notre pays pour ce nouveau mouvement, né au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. C’est ce côté encourageant et très motivant qu’ont souligné, tour à tour, Elisabeth HUSSON-BARNIER, présidente de la fédération de Haute-Garonne et Arnaud LAFONT, jeune maire MoDem de la commune accueillante, saluant au passage tous ceux qui n’avaient pas hésité à venir de tous les départements de Midi-Pyrénées.

La formule d’une telle réunion est maintenant bien rôdée puisque, à Toulouse, c’était la cinquième rencontre de ce type voulue par François BAYROU. L’introduction qu’il tient à faire, avant l’échange avec la salle, permet de rappeler le contexte de cette période de construction que nous vivons, située  entre des élections nationales et des scrutins locaux.

Le bon résultat à la présidentielle est dû, en partie, selon notre président, à une usure des forces politiques traditionnelles. Cet élan de confiance est toujours présent et se traduit par un accueil chaleureux dans la rue. Cela justifie les propos tenus entre les deux tours de l’élection présidentielle : « si je m’étais tu, nous aurions été dans la majorité présidentielle et cela aurait entraîné d’avoir des ministres au gouvernement mais aussi des candidatures uniques avec l’UMP, aux législatives », a expliqué François BAYROU pour illustrer son combat pour une réelle indépendance. Il a ensuite regretté une trop grande concentration des pouvoirs, au sommet du pays qui ne peut efficacement permettre la mise en place des réformes, comme celle de l’université. Revenant sur l’incident survenu lors d’une réunion de la commission des finances de l’Assemblée nationale, il a regretté tout d’abord que le bouclier fiscal soit un mauvais signal adressé au pays car il ne s’agit que de mesures pour les plus favorisés. Il a relevé aussi que les députés du Nouveau Centre, violemment rappelés à l’ordre par l’UMP, auraient peu de latitude et de liberté car les amis de Nicolas SARKOZY n’auront de cesse de leur rappeler : « vous avez été élus avec nos voix ! » .

L’avenir montrera que les choix de François BAYROU étaient les bons et les seuls efficaces pour affronter, avec des atouts certains, les échéances qui se profilent à l’horizon. Il y a tout d’abord la construction de la maison MoDem qui doit faire cohabiter plusieurs dizaines de milliers de personnes, différents de par leur histoire mais dont l’avenir est commun. Ce tour de France qui est le troisième de l’année pour François BAYROU est l’occasion de détailler les principales étapes de ce parcours innovant : établissement de statuts posant le cadre d’une organisation du XXIème siècle, écriture des chartes des valeurs et d’éthique et surtout renforcement du projet qui doit définir les règles d’existence des principes d’humanisme dans une société dominée par la mondialisation. Trois rendez-vous sont désormais fixés pour avancer sur ces points : un bureau politique élargi, le 12 juillet ; des assises de la démocratie, mi-septembre et un congrès fondateur du MoDem, en novembre.

Parallèlement, il faut d’ores et déjà penser à préparer les scrutins municipaux et pour ce faire, des référents départementaux seront désignés pour aider à la sélection et à la formation des candidats. François BAYROU a rappelé que la ligne souhaitée était la présence sous nos propres couleurs, dans le plus grand nombre de villes avec possibilité d’alliances en fonction des réalités locales et de la solidité des valeurs défendues et des projets municipaux présentés.

Dans la deuxième partie de cette rencontre toulousaine, nous avons assisté à un feu d’artifice de questions posées, alternativement par un homme ou une femme, comme y tient François BAYROU. Répondant aux nombreuses interrogations, il a pu, tour à tour annoncer que, très prochainement, seraient adressés les noms des nouveaux adhérents MoDem afin de pouvoir mieux les connaître et plus facilement les inviter aux différentes manifestations. Une carte de France figurera, sur le site national, afin de repérer très vite le responsable MoDem, le plus proche et un système d’autocollants devrait voir le jour pour toucher les non internautes et leur donner les coordonnées nécessaires.

Des adhérents du Lot et Garonne ont exprimé leur déception et leur frustration de n’avoir pu présenter de candidats MoDem, dans leur département. François BAYROU a regretté cette situation et les a encouragés à regarder avec confiance, résolument vers l’avenir. A un adhérent depuis le CDS, il a réaffirmé que cette maison était toujours la sienne car les valeurs défendues sont  les mêmes. Avec une identique force, il a invité un nouveau militant MoDem à accepter des personnes à l’histoire différente. A travers cet échange, on a perçu toute la difficulté mais aussi toute la richesse du « vivre ensemble » qui se dessine. Pour parvenir à cette harmonie, François BAYROU, qui répondait à une question d’une adhérente de la Lozère, sur ce thème, semble préférer une organisation unitaire du MoDem et non la mise en place d’une confédération de partis, en vertu du principe : « plus on fractionne l’identité et moins on a d’identité ». Mais François BAYROU s’empresse de préciser que rien n’est décidé et que ce sujet sera largement débattu, avant d’être tranché, au congrès.

Et c’est par un long bain de foule que s’est achevée, pour François BAYROU, cette riche étape toulousaine.

PROCHAIN COMPTE-RENDU :  RENCONTRE UDF-MODEM DE LYON, LE LUNDI 9 JUILLET

10.07.2007

Riche soirée à Orléans pour François Bayrou à la rencontre des adhérents de l'UDF-MoDem

Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES


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C’est Yves CLEMENT, président de la fédération du Loiret, organisatrice de la soirée et Jacqueline GOURAULT, sénatrice et présidente de la fédération du Loir-et-Cher, qui ont accueilli François BAYROU, venu à la rencontre des militants UDF-MoDem de la région Centre. Plus de 550 personnes s’étaient déplacées pour échanger sur l’avenir de notre formation politique qui suscite de plus en plus d’intérêt.

François BAYROU se réjouit d’un tel succès : « Songez qu’un seul « clic » met en route, chaque soir, des centaines de personnes, dont certaines étaient très éloignées de la politique ! ». Ces nouveaux militants sont heureux de constater que la volonté d’indépendance de l’UDF-MoDem au-delà de la campagne présidentielle est une réalité et une nécessité, spécialement en ces temps de grands bouleversements politiques.

En introduction à la soirée, François BAYROU a rappelé notre position de troisième force, en nombre de voix qui nous confère une responsabilité particulière pour faire entendre notre voix dans tous les débats et pour commencer celui touchant à la dette. Pendant la campagne présidentielle, il n’y a eu aucune intervention de notre candidat qui n’évoquait pas ce sujet. Il s’engage à continuer à attirer l’attention sur cette question vitale. Nous pourrons, entre autres, le vérifier, ce dimanche, lors de l’émission « le grand jury » qui, pour son dernier numéro de la saison, a invité François BAYROU.

Ce dernier estime que, dans la situation actuelle, l’UDF-MoDem a « un espace et un devoir ». Pour être à la hauteur de notre mission, il faut, tout d’abord, réussir l’intégration des nouveaux adhérents qui ont à construire, avec les anciens, une « communauté de valeurs ». Cela passe par la mise en place de dispositifs classiques pour la constitution d’un parti politique comme des statuts ou des règlements mais cela ne suffira pas. Nous devrons aussi écrire ensemble une « charte des valeurs » qui précisera ce à quoi nous croyons, ce que l’on veut et surtout, ce que l’on ne veut pas. Parallèlement, nous nous doterons d’une « charte éthique et de comportement » afin que désormais et spécialement pour les élus, il n’y ait pas que la carrière qui compte…Reconnaissons que cela ne serait pas superflu après la période troublée que nous avons traversée et qui est riche d’enseignements sur la nature humaine…
François BAYROU a fixé également le calendrier des mois à venir. Ces éléments étaient déjà contenus dans la lettre qu'il a adressée à tous, il y a une semaine. Après le "mini tour de France" dans les régions, des forums seront lancés, après le 14 juillet afin de préparer « les assises de la démocratie » qui se tiendront à Seignosse, les 13, 14, 15 et 16 septembre et qui précéderont le congrès fondateur du MoDem, programmé fin octobre ou début novembre.

Concernant les élections municipales et cantonales de mars 2008, François BAYROU a précisé que la ligne serait la présence la plus large possible et ceci afin de faire naître une génération politique nouvelle. La question des éventuelles alliances sera tranchée lors du congrès. Pour que nous soyons respectés, il conviendra que ces accords possibles ne soient pas systématiques ou convenus. On peut imaginer aussi de ne pas travailler forcément partout avec les mêmes. Cela laisse une certaine latitude, suivant les communes et les projets municipaux, compatibles ou non avec notre vision de la société. Pour ce faire, nous devrons, bien sûr, définir les conditions, les critères de discussion avec tel ou tel élu.

L’échange avec la salle permit ensuite à François BAYROU de revenir sur les principaux sujets de société pour lesquels les réponses de notre candidat avaient suscité tant d’intérêt pendant la campagne présidentielle : dette, banlieues, santé, place des femmes, rôle de la France en Europe et dans le monde…Sur les questions d’écologie, nous pourrons nous reposer sur la présence active de personnalités comme Corinne LEPAGE, Jean-Luc BENHAMIAS et prochainement Antoine WAECHTER qui élaboreront une réflexion transversale, à intégrer à chacun de nos débats, sans qu’il s’agisse, évidemment de créer un courant, facteur de divisions…

Cette rencontre qui s’est achevée vers 23 heures a confirmé ce que nous avons pu vérifier lors des étapes précédentes et que nous verrons, à n’en point douter, également la semaine prochaine : un mouvement de masse est en train de déferler sur notre pays. Il est constitué de personnes, venues d’horizons divers qui attendent un parti nouveau capable d’offrir information, analyse et compréhension : « c’est le moyen le plus sûr pour un peuple d’être vraiment responsable et d’atteindre ainsi sa plénitude ». On retiendra enfin cette phrase de François BAYROU, très appréciée de la salle : « il en est de la transformation des sociétés, comme de la dérive des continents… » .C’est un phénomène irréversible et le MoDem en est la manifestation visible, partout en France et ce fut fait, de belle manière, ce jeudi soir, à Orléans.

PROCHAIN COMPTE-RENDU : RENCONTRE DE TOULOUSE DU SAMEDI 7 JUILLET 


A lire aussi:

Première rencontre de François Bayrou avec les adhérents UDF-MoDem Ile-de-France
Rencontre de François Bayrou avec les adhérents UDF-MoDem de Nord-Pas-de-Calais
Seconde rencontre de François Bayrou avec les adhérents UDF-MoDem d'Ile-de-France

09.07.2007

Beau succès pour François Bayrou à la rencontre des adhérents UDF-MoDem du Nord-Pas de Calais

Synthèse des échanges, par Gilles ARTIGUES


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François BAYROU a poursuivi son tour de France des régions en se rendant, ce mercredi 4 juillet, à St-André-lez-Lille, pour échanger avec les adhérents UDF-MoDem de la région Nord-Pas-de-Calais. C’est Olivier Hénno, maire et conseiller général qui a accueilli, dans sa commune, notre président national ainsi que les plus de 850 personnes massées dans la salle des fêtes, trop petite pour l’occasion.

François BAYROU était visiblement heureux de pouvoir s’adresser à cette foule de « visages nouveaux, jeunes, ouverts… ». « Ca signifie quelque chose de fort, pour l’avenir… », s’exclama-t-il avant de rappeler les règles du jeu de ces rencontres quotidiennes qui se déroulent à huis clos, sans la présence de journalistes : « ce n’est pas un spectacle mais des citoyens qui se parlent librement ».

Avant l’échange avec la salle, François BAYROU a commenté les événements politiques de ces derniers mois et a ouvert des perspectives pour l’avenir en cette période « difficile mais tellement prometteuse ». Tout a débuté, l’an dernier, à même époque où notre candidat n’était crédité que de 4% des voix et dont Nicolas SARKOZY disait : « ne parlons jamais de lui, il ne sera même pas remboursé de ses frais de campagne ! ». Grâce à la belle campagne menée tambour battant, nous avons pu faire naître durablement une troisième force politique. Entre les deux tours, des signes ont été donnés à ceux qui espéraient que subsiste ce parti réellement libre et indépendant : « je savais que Nicolas SARKOZY voudrait tous les pouvoirs pour lui-même en vertu de son principe : qui n’est pas avec moi est contre moi ! Pour moi, celui qui n’est pas avec moi doit être considéré comme un partenaire et non comme un ennemi. Les pouvoirs en France sont tels qu’on n’avait pas besoin d’une centralisation supplémentaire ! Je ne regrette donc pas mes propos car les événements actuels m’ont donné raison ».

François BAYROU a insisté sur la fidélité à ses idées et à ses valeurs pour conduire tous les combats. En procédant ainsi, nous serons respectés, dans un premier temps et ensuite, sans aucun doute, nous serons choisis car les français chercheront un espace démocrate, comme alternative à l’UMP, simple « exécutant de l’exécutif », étant entendu que le PS ne pourra pas jouer ce rôle car trop englué dans son immobilisme consécutif à sa difficulté à définir une ligne commune et à se choisir un leader.

Concrètement, nous avons devant nous des échéances municipales et cantonales mais aussi des échéances internes, toutes aussi capitales les unes que les autres et pas seulement pour la vie politique mais également pour toute notre société. Concernant les premiers scrutins, il est primordial de nous y préparer car elles correspondent à l’échelon le plus proche de la population et leur mode de scrutin, plus favorable que celui des législatives, doivent permettre de faire arriver aux affaires, des générations nouvelles. Quant à l’organisation interne, elle est tout autant importante et François BAYROU a rappelé le défi à relever de faire vivre ensemble, au sein d’un même mouvement, des personnes venues d’horizons différents. Pour ce faire, plusieurs rendez-vous seront proposés : assises de la démocratie, congrès fondateur…tout cela dans le but de construire un parti moderne qui reposera sur une charte éthique que nous écrirons ensemble.


 Pendant plus d’une heure, François BAYROU a répondu, à bâtons rompus, aux questions très directes d’une assistance constituée de personnes de générations très différentes, impatientes de pouvoir exprimer attentes et interrogations. Notre président national a pu, entre autres, rassurer sur la volonté de constituer des fédérations du MoDem qui pourront se reposer sur la désignation de référent pour chaque département.

Une adhérente de Cap 21 a tenu à insister sur la prise en compte de la dimension environnementale de notre projet. François BAYROU y est très sensible, sans pour autant souhaiter que coexistent des courants au sein du MoDem. Par contre, il peut tout à fait se constituer un pôle permettant à tous ceux que ces questions intéressent, de se retrouver pour enrichir le débat, de leurs compétences.

Un nouveau militant, se disant plutôt « de gauche » a tenu à préciser que pour lui « être au centre, ce n’est pas seulement un positionnement politique mais surtout la volonté de placer l’homme au centre de toutes nos préoccupations », ce qui a beaucoup touché François BAYROU qui a toujours défendu ce principe depuis qu’il est engagé en politique.

Des sujets d’actualité ont également été traités comme l’avenir de l’éducation ou celui de la justice. François BAYROU a également exprimé sa vision de la mondialisation en parlant de politique étrangère.

Des situations plus locales liées aux élections municipales ont été présentées et François BAYROU a apporté des éclairages, au cas par cas : « être indépendants, ce n’est pas forcément être seuls pour peu que l’on fasse tout pour être nous-mêmes et jamais inféodés, ni aux uns ni aux autres ».

En conclusion, un adhérent a promis à François BAYROU un bel avenir : « vous serez le premier président de tous les sociaux-démocrates ! ». C’est avec l’ espoir de cette recomposition politique, consécutive aux déplacements des lignes auquel nous assistons, que s’est achevée cette rencontre particulièrement réussie .

06.07.2007

Pourquoi les députés du MoDem n'ont-ils pas voté la confiance au gouvernement ?

L'Assemblée nationale a voté, mardi 03 juillet dernier, la confiance au gouvernement Fillon. Les députés MoDem se sont abstenus pour les raisons que François Bayrou a données dans son explication de vote. Thierry Benoît, député MoDem d'Ille-et-Vilaine répond à la question du jour du quotidien la Croix.

« Nous nous sommes abstenus car nous émettons une importante réserve au discours de politique générale du Premier ministre : ce dernier n’a pas montré sa volonté de réduire le déficit de l’Etat et la dette publique. L’Europe nous attend d’ailleurs sur ce défi majeur, puisque tous les Etats membres se sont engagés à contenir le niveau des dépenses publiques. Or, lorsque le Premier ministre annonce un retour à l’équilibre à l’horizon 2012, cela signifie qu’il n’amorce pas dès aujourd’hui ce retour à l’équilibre.
En ce qui me concerne, le contexte local particulier, dans ma circonscription de Fougères-Liffré, a également compté. Au second tour des législatives, les électeurs avaient en effet le choix entre un candidat de la majorité présidentielle et moi. Je n’oublie pas que j’ai été élu par des électeurs de droite et par des électeurs de gauche. En m’abstenant, je ne heurte pas ceux de droite et j’envoie un signe à ceux de gauche.
Cela dit, je crois sincèrement en la bonne foi du Premier ministre. J’ai accueilli son discours ave respect. Et, par nature, je fais confiance aux hommes et aux femmes. Mon abstention n’est donc pas un vote de défiance. Elle me permettra de voter, pendant toute la législature, en mon âme et conscience.
Je ne suis ni lié à la majorité présidentielle et au gouvernement ni, comme l’opposition, ligué contre eux. Dès que des propositions du gouvernement seront pertinentes, les députés du MoDem le diront et les voteront. Nous avons vocation à être une force de proposition et non pas d’opposition systématique. Nous allons porter, à quatre, cette nouvelle approche de la politique. A l’image du projet présidentiel de François Bayrou, la priorité des priorités est pour nous de replacer la dignité humaine au cœur de toutes les préoccupations. On ne peut pas construire une société uniquement sur l’argent et sur les puissances financières. »

Propos recueillis par Laurent de Boissieu -
La Croix

05.07.2007

François Bayrou s'abstient dans le vote sur la confiance au gouvernement Fillon

"Une déclaration de politique générale comporte au moins deux figures imposées, l’hommage au Président de la République et la déclaration d’amour à la France et aux Français : vous vous en êtes acquitté, Monsieur le Premier ministre, avec la même éloquence que vos prédécesseurs. Un troisième chapitre mêle figures imposées et figures libres : c’est le catalogue des promesses ou des engagements. En la matière, vous avez dit des choses justes : j’ai apprécié que vous défendiez l’idée d’un « Small business Act » à la française, c’est-à-dire d’une loi de protection et de promotion des entreprises petites et moyennes, et que vous vous engagiez à faire reconnaître devant l’OMC à la France, peut-être à l’Europe, les mêmes droits qu’à leurs concurrents américains et canadiens ; j’ai trouvé bon et profond ce que vous avez dit sur les engagements internationaux de la France, notamment au Darfour et au Liban, et je suis heureux qu’il y ait peut-être sur ces bancs unanimité pour les soutenir ; j’ai apprécié l’esquisse que vous avez faite d’un meilleur équilibre démocratique, passant par la reconnaissance au Parlement de droits qu’il n’a pas aujourd’hui et par une loi électorale plus juste. Je rappelle que si le mode de scrutin avait été proportionnel, le nombre de voix que nous avons recueilli au premier tour des législatives nous aurait donné soixante et un députés au lieu de quatre ; je suis persuadé qu’on peut trouver une loi électorale qui rende au Parlement son indépendance à l’égard du pouvoir exécutif. Cela dit, deux hypothèques pèsent sur votre discours – deux grandes contradictions. Vous avez promis de renforcer le nombre de policiers et de gendarmes, de désenclaver les quartiers difficiles et d’y diminuer le nombre d’élèves par classe, développer les internats, construire 120 000 logements sociaux par an, améliorer la situation des prisons, augmenter le budget des universités… Sur ce dernier point, vous avez annoncé cinq milliards sur cinq ans, mais cela fait au mieux un milliard par an : c’est dix fois moins que l’engagement de Nicolas Sarkozy d’augmenter de 50 % un budget de l’enseignement supérieur et de la recherche qui est aujourd’hui de 20 milliards ! L’addition de toutes ces dépenses est naturellement incompatible avec la maîtrise du déficit budgétaire et le retour à l’équilibre de nos comptes publics… Il y a aussi incompatibilité entre l’impératif de modernisation et la concentration des pouvoirs qui est en train de s’opérer au sommet de l’État. En conséquence, nous nous abstiendrons."

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